Les Increvables dans les médias : faire de l’expérience une réponse, pas un CV de plus

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À 1h25min de l’émission “Vous avez la parole” sur LCI, le 12 novembre 2025, Sophie Mellet raconte sa propre recherche d’emploi après 50 ans. Elle explique n’avoir reçu qu’environ 8 % de retours à ses candidatures, tous négatifs. Ce n’est pas une statistique représentative de tous les demandeurs d’emploi seniors mais le récit d’une professionnelle, confrontée au silence, aux refus et aux préjugés que son âge pouvait déclencher.[6]

Son intervention pose pourtant une question que beaucoup d’entreprises et de professionnels reconnaissent : qu’arrive-t-il lorsque l’expérience ne trouve plus de porte d’entrée ? Sophie Mellet raconte aussi avoir trouvé avec Les Increvables, un collectif très actif sur le terrain auprès des seniors en recherche d’emploi. C’est là que le sujet dépasse le témoignage individuel. Il ne s’agit plus seulement d’obtenir une réponse à un CV mais de faire rencontrer une expérience et une situation qui peut vraiment en avoir besoin.

Sur LCI, le silence des candidatures devient visible

Le passage de Sophie Mellet a une fonction éditoriale précise : il donne un visage au problème, sans prétendre le résumer. Elle ne parle pas au nom de tous les professionnels de plus de 50 ans. Elle raconte un parcours de recherche d’emploi, avec ses retours très rares et le poids de représentations sociales qui peuvent réduire une personne à son âge avant même que son expérience soit regardée.

Observation de terrain : “100 candidatures, 8 réponses, toutes négatives, sans préciser en quoi mon profil n est pas adéquat” Sophie Mellet

Cette distinction est essentielle. Une expérience personnelle ne remplace pas une enquête statistique. Mais elle permet de nommer ce que les chiffres peinent parfois à montrer : lorsqu’un CV ne reçoit pas de réponse, ce n’est pas seulement un dossier qui reste en attente. C’est une compétence, un parcours et une possibilité de contribution qui ne sont pas examinés.

Le rôle d’un collectif comme Les Increvables n’est pas de promettre que chaque candidature trouvera une issue. Il est de réduire cette distance entre une personne expérimentée et la personne qui peut comprendre ce qu’elle a déjà su faire. L’enjeu est de rendre le parcours lisible autrement que par une suite de lignes sur un document.

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Sur LCI, Sophie Mellet raconte les difficultés de sa recherche d’emploi après 50 ans et la rencontre avec Les Increvables. Crédit : LCI “Vous avez la parole” 12 novembre 2025.

Comprendre les données et les médias

Le récit de Sophie Mellet s’inscrit dans une réalité plus large, sans s’y réduire. En 2025, 61,7 % des personnes de 55 à 64 ans occupaient un emploi en France, contre 66,4 % en moyenne dans l’Union européenne. L’écart est particulièrement marqué pour les 60-64 ans : 44,4 % sont en emploi en France.[1]

Ces données ne disent pas que l’âge explique tout. Les parcours, les métiers, les territoires et les périodes de transition comptent aussi. Elles établissent en revanche que la France continue de moins bien employer les 55-64 ans que la moyenne européenne. Elles donnent un contexte solide à la question:

comment l’expérience circule-t-elle encore lorsque la recherche d’emploi devient longue et silencieuse ?

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Nathalie Lopez Desroches et Jean-Luc Martial – fondateur Les Increvables – interviewés par Anaëlle Verzaux pour “On n’arrête pas l’éco” sur France Inter – Samedi 10 Octobre 2026

France Inter a choisi de regarder cette zone grise à travers les personnes « ni en emploi ni à la retraite », les NER. Son reportage du 10 octobre 2026 évoque 1,4 million de personnes en France, trop jeunes pour quitter le marché du travail mais confrontées à des difficultés pour y retrouver une place.[5] Le reportage montre pourquoi l’accompagnement humain des Increvables peut compter lorsque les dispositifs et les candidatures standard ne suffisent plus à faire circuler l’information.

Les autres médias qui ont parlé des Increvables éclairent une autre facette du même problème:

  • B Smart (Novembre25) présente un accompagnement au cas par cas de professionnels expérimentés.[2]
  • La Tribune (Septembre26) parle d’une « passerelle humaine entre un recruteur et un candidat » [3]
  • Les Échos (Octobre26) retiennent la formule : « Nous ne transmettons pas un CV, nous ouvrons une porte » [4]

 

Ces articles et émissions ne démontrent pas une performance commerciale ni un taux de retour à l’emploi. Ils sont plus utiles que cela : ils rendent visibles une différence de méthode. Le sujet n’est pas d’envoyer plus de profils. Le sujet est de comprendre une situation puis de chercher l’expérience qui peut l’aider à avancer.

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Pour une entreprise, le problème commence souvent avant le poste

Une entreprise n’a pas toujours un besoin de recrutement classique. Elle peut avoir une fonction qui se vide après un départ imprévu. Un savoir-faire peut risquer de partir sans être transmis. Une équipe peut avoir besoin de retrouver un cap. Une expertise peut être nécessaire pour quelques mois plutôt que pour un CDI. Une décision peut rester bloquée parce que personne n’a encore rencontré une situation comparable.

Dans ces cas-là, une fiche de poste peut décrire la forme du besoin sans en dire la cause. Chercher un « profil » trop vite risque alors de produire des candidatures mal ajustées. Le CV explique où une personne a travaillé. Il dit moins facilement ce qu’elle a déjà débloqué, sécurisé, transmis ou reconstruit dans une situation proche.

Les Increvables prennent le problème dans l’autre sens. Avant de proposer une personne, le Club cherche à comprendre “le caillou dans la chaussure de l’entreprise” : la situation qui prend du temps, fragilise une fonction ou empêche une équipe d’avancer. Ce n’est qu’ensuite que la recherche d’une expérience utile peut commencer.

Cette approche ne demande pas aux entreprises de faire un geste charitable en faveur des seniors. Elle les invite à considérer l’expérience comme une réponse possible à un problème concret. L’âge n’est pas la qualification. Le vécu, la capacité d’action et l’adéquation à la situation le sont.

Une mise en relation vaut mieux qu’une circulation de CV

Les Increvables ne sont ni une CVthèque ni un cabinet de recrutement de volume. Leur travail consiste à connaître les parcours, écouter une situation, qualifier ce qui peut réellement aider et contacter le bon décideur lorsqu’une mise en relation est pertinente.

Ce geste est exigeant parce qu’il suppose de dire non. Si le Club ne contient pas l’expérience que réclame le besoin, Les Increvables doivent le dire franchement. Présenter un profil parce qu’il faut présenter un profil ne rend service ni à l’entreprise ni au professionnel. Une mise en relation n’a de valeur que lorsqu’elle repose sur une utilité identifiable.

Cette méthode ne garantit ni un entretien, ni un recrutement, ni un délai. Elle change néanmoins la nature de la démarche. Un candidat n’est plus seulement un CV déposé dans un processus. Il devient une personne dont le parcours peut être expliqué à quelqu’un qui porte une situation précise. Une entreprise n’est plus seulement un recruteur à convaincre. Elle devient un interlocuteur dont le problème mérite d’être entendu avant de recevoir une réponse.

C’est le sens de la formule des Échos : “ouvrir une porte”. Une porte n’est pas une promesse d’embauche. C’est la possibilité qu’une conversation existe, qu’un parcours soit regardé et qu’une situation soit mieux comprise.

Ne plus faire du silence la seule réponse à l’expérience

Les entreprises ne se taisent pas toutes par indifférence. Les équipes RH gèrent des volumes, des contraintes de calendrier, des processus parfois automatisés et des priorités concurrentes. Les Increvables ne sont pas là pour les pointer du doigt. Ils sont là pour éviter que le silence devienne l’unique issue d’une candidature expérimentée.

Le témoignage de Sophie Mellet rappelle l’effet de ce silence. Les médias qui ont couvert Les Increvables montrent pourquoi une autre voie intéresse : une relation directe, un parcours connu, une personne qui appelle et une recherche qui part d’un besoin réel. Le Club n’a pas vocation à résoudre tout le marché de l’emploi des seniors. Il peut, en revanche, faire exister une conversation qui n’aurait pas eu lieu autrement.

Pour les DRH et les dirigeants, connaître Les Increvables, c’est savoir qu’avant une fiche de poste, il peut y avoir une situation à comprendre, avant une candidature, un savoir-faire à révéler, et avant un refus silencieux, une relation à créer.

Un caillou dans la chaussure ? Appelez-nous.

Parlons de votre situation, pas d’un profil générique. Nous écouterons ce qui coince, chercherons l’expérience qui peut réellement vous aider et, si le Club ne couvre pas votre besoin, nous vous le dirons franchement.

 

Références