Le 22 octobre, sur LCI, Édith Daudet ne vient pas débattre de statistiques. Elle raconte sa recherche d’emploi.
À 61 ans, elle explique avoir envoyé 250 CV, reçu des réponses qu’elle juge futiles et obtenu zéro entretien. Puis elle pose à Bruno Retailleau la question qui reste quand les candidatures s’accumulent : comment vais-je retrouver un emploi ? [1]
Son histoire ne commence pourtant pas à 61 ans. À 49 ans, elle raconte avoir découvert qu’elle était déjà considérée « senior ». Plus récemment, lors d’un forum pour l’emploi senior, elle dit avoir entendu qu’elle approchait des 65 ans et du « grand âge ».
Entre les deux, il y a une professionnelle qui veut encore travailler mais dont le parcours ne parvient pas jusqu’à la rencontre. Il y a des postes qui ne correspondent pas toujours à son expérience, des candidatures qui ne deviennent pas des échanges et ce sentiment absurde : être trop senior pour être reçue, puis presque trop âgée pour être considérée.
Ce qu’un CV ne raconte pas
Un CV donne des repères : des employeurs, des fonctions, des dates. Il raconte moins bien ce qu’une personne a déjà dû faire quand une situation se tend.
Une équipe à remettre en mouvement. Un client à retenir. Une activité à relancer. Un savoir-faire à transmettre. Une période difficile à traverser sans perdre le cap. C’est ce vécu qui peut être utile à une entreprise mais c’est aussi ce qui disparaît le plus facilement lorsqu’une candidature reste bloquée avant l’entretien.
C’est cela qu’Édith rend visible sur le plateau. Elle ne réclame pas un passe-droit parce qu’elle a 61 ans. Elle veut que son expérience soit regardée avant que son âge ne décide seul de la suite.
Pour une entreprise, la question n’est pas de « donner une chance » à une personne expérimentée. Elle est de savoir si cette expérience peut aider à faire avancer une situation réelle. Et cela ne se lit pas toujours en vingt secondes, dans une pile de candidatures.
Le moment où Édith remercie Les Increvables
Après son intervention, Édith remercie Les Increvables pour leur accompagnement. Ce moment ne dit pas que le Club lui a promis un emploi. Il dit qu’elle n’a pas été laissée seule face au silence.
Les Increvables accompagnent gratuitement les professionnels de plus de 50 ans. Le Club connaît les parcours, peut appuyer une candidature, relancer humainement et présenter une personne à un décideur lorsqu’une expérience peut répondre à une situation précise. Il ne garantit ni entretien ni embauche. Et s’il ne couvre pas le besoin, il le dit franchement.
C’est une différence simple avec la logique du CV envoyé : le point de départ n’est pas un profil générique. C’est une situation à faire avancer. Une fonction qui se vide, une transition à sécuriser, une expertise à transmettre, une équipe à soutenir. Ensuite seulement vient la question de la bonne expérience et du bon format : CDI, CDD, mission, temps partagé, conseil ou transmission.
Un CV ne parle pas. L’humain, oui.
Un mois où Les Increvables ont été entendus
L’intervention d’Édith ne tombe pas de nulle part. Elle arrive après un mois où Les Increvables ont été entendus dans plusieurs médias, chacun avec son angle.
Le 21 septembre, La Tribune parle d’une « passerelle humaine entre un recruteur et un candidat ».
Le 8 octobre, Les Échos retient une formule qui résume la méthode : « Nous ne transmettons pas un CV, nous ouvrons une porte ». [2] [3]
Le 10 octobre, France Inter consacre le reportage de l’émission “On n’arrête pas l’éco” aux personnes ni en emploi ni à la retraite. Les Increvables y interviennent à la 22e minute [4]
Et sur LCI, le 22 octobre, l’approche des Increvables prend le visage d’Édith.
La Tribune parle de passerelle, Les Échos de porte, France Inter d’une zone grise entre emploi et retraite. Édith, elle, raconte ce qui se passe quand personne n’ouvre la porte.
Ce n’est pas une collection de logos. C’est une même réalité regardée sous plusieurs angles : le CV ne suffit pas toujours à rendre une expérience visible.
Association ou société ?
Après le remerciement d’Édith, Bruno Retailleau pose une question toute simple : Les Increvables, est-ce une association ? Édith répond “non, c’est une société” [1]
La question est bonne. Parce que Les Increvables ont, à première vue, beaucoup de choses d’une association.
Les Increvables :
Ça a l’esprit d’une association.
Ça a la solidarité d’une association.
Ça a la générosité d’une association.
>Mais ce n’est pas une association.
C’est une entreprise.
Une entreprise qui accompagne gratuitement les seniors professionnels de plus de 50 ans dans leur recherche d’un rebond professionnel. Plus exactement, Les Increvables est une marque portée par son fondateur Jean-Luc Martial avec Booster Entreprise, une SASU. Le modèle est simple : le senior professionnel est accompagné gratuitement, l’entreprise qui sollicite le Club fixe sa contribution après avoir vécu la valeur de l’écoute, de la recherche, de la qualification et de la mise en relation. Les conditions d’un emploi senior ou d’une mission se discutent séparément avec le professionnel concerné.
Cette distinction n’est pas une subtilité juridique. Elle évite que le coût de l’accompagnement repose sur la personne qui cherche un rebond professionnel et que l’entreprise paie une promesse avant de savoir si le Club lui a réellement été utile.
L’entraide n’est donc pas une apparence : elle s’appuie sur un modèle d’entreprise qui laisse l’accompagnement gratuit pour les professionnels. Pour Édith, l’essentiel est ailleurs. Après des mois de silence, quelqu’un a pris son expérience au sérieux.
Références
[1]: LCI, La Grande Confrontation : Bruno Retailleau face aux Français, 22 octobre 2026. Intervention d’Édith Daudet (vers la 32eME minute. https://www.tf1info.fr/replay-lci/videos/video-la-grande-confrontation-bruno-retailleau-face-aux-francais-23839-2471516.html
[2]: Cécile Chaigneau, « Emploi des seniors : Les Increvables, “une passerelle humaine entre un recruteur et un candidat” », La Tribune, 21 septembre 2026. https://www.latribune.fr/article/economie/10494351189190/emploi-des-seniors-les-increvables-une-passerelle-humaine-entre-un-recruteur-et-un-candidat
[3]: Corinne Dillenseger, « “Nous ne transmettons pas un CV, nous ouvrons une porte” : ce réseau qui parie sur une approche originale pour aider les seniors à retrouver un travail », Les Échos, 8 octobre 2026. https://www.lesechos.fr/travailler-mieux/recrutement/nous-ne-transmettons-pas-un-cv-nous-ouvrons-une-porte-ce-reseau-qui-parie-sur-une-approche-originale-pour-aider-les-seniors-a-retrouver-un-travail-2255728
[4]: Anaëlle Verzaux, « Le calvaire des NER, ces seniors ni en emploi ni à la retraite », France Inter, Le Reportage d’On n’arrête pas l’éco, 10 octobre 2026. Intervention des Increvables repérée à la 22e minute. https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-reportage-d-on-n-arrete-pas-l-eco/le-reportage-d-on-n-arrete-pas-l-eco-du-samedi-10-octobre-2026-7000277
